1. All other characters and organizations in this book lack any basis in reality - although some of them do not realize that.
    Shibumi, by Trevanian, 1979
  2. Les violons du roi, de Jean Diwo, ou l’histoire du violon moderne expliquée aux lecteurs de Télé 7 Jours…

    J’avais lu ce roman ado et en avais gardé un souvenir assez mitigé, l’impression s’est hélas confirmée…
    Le roman commence comme un polar moyen-âgo-rennaissanceux pédagogique qui laisse augurer de bons moments, mais l’on s’écarte très vite de cette piste et des pseudos-mystères du début pour s’orienter vers un récit sur la vie - croit-on - de Niccolo Amati. Que nenni, on passe sur ce luthier-là pour s’intéresser à un autre, le grand Antonio Stradivari, qu’on abandonne aussi au bout d’un moment, pour aborder la vie de Vivaldi, puis revenir à Strad, et finir sur Guarneri del Gesù ou plutôt son Messie. Le roman abonde en détails très précis sur la lutherie mais aussi en amourettes cul-cul la praline, hésite entre descriptions méritant de figurer dans des livres de théorie destinés aux professionnels de la profession (encore que…) et dialogues pas forcément dignes d’intérêt pour la progression du bouquin ou de notre connaissance…
    Je vais m’arrêter là, on ne va pas être trop vache, mais tout ça pour dire qu’en fait, Jean Diwo s’est laissé dépasser par son sujet et n’a pas su choisir quel type de livre il voulait faire : un roman d’aventures historique ? un ouvrage de vulgarisation pour néophytes du violon et de la lutherie ? une déclaration d’amour personnelle à un métier somme toute passionnant ? Le bonhomme écrit de manière tout à fait correcte, son livre n’est pas honteux, loin de là, mais clairement, il n’a pas su dominer une matière première qui le fascine (ce que je peux comprendre) et faire la part des choses à transmettre à son lecteur. Il veut trop bien faire, tout décrire, tout expliquer : la lutherie, les guerres italiennes, les us et coutumes des différentes provinces italiennes entre 1600 et 1800… Du coup, soit il est trop elliptique (sa manière de sauter d’une époque à l’autre, d’un personnage à l’autre avec des liens quelque peu capillotractés, de résumer quinze ans en une phrase…), soit trop didactique (notes de bas de pages ou insertion des explications dans le texte lui-même, il faut choisir, mais les deux, c’est trop !) et répétitif (non, monsieur, votre lecteur lambda n’a pas forcément une capacité d’attention aussi limitée que celui de ce magazine TV que vous avez fondé, et qui a bercé toute mon enfance, et n’a pas besoin de se voir ressasser chaque fois que l’outil est cité que la noisette est le plus petit rabot du luthier, ni que les violons ont des courbes féminines - en plus, quelle trouvaille ! - et que les luthiers sont donc forcément de grands êtres sensibles et sensuels…).
    Bref, un bouquin le cul entre deux chaises, qui intéresse autant qu’il gave le lecteur !

  3. :-)
    High Res

    :-)

  4. Malraux et moi (ou pas)

    Mes voisins, dans leur grande bonté, ont un jour mis à disposition sous le porche de l’immeuble un vieux bouquin d’André Malraux, Les Conquérants. Attirée par l’objet - une édition de 1930 (quasiment aussi âgée que le texte) - plus que par l’auteur en lui-même, je l’ai ajouté à ma bibliothèque. Et j’ai fini par le lire, ou au moins tenter d’approfondir un peu ma culture littéraire…
    A mon humble avis, le bonhomme savait écrire. Sinon, comment expliquer que je me sois enfilé 140 pages (soit environ la moitié du livre) sans m’en rendre compte, alors que l’intrigue ne progresse pas vraiment à un rythme haletant, et que je me contrefous totalement du sujet ? Faut admettre, les affrontements, en Chine, entre communistes de toutes nationalités et membres du Kuomintang dans les années 1930, ça me laisse un peu froide. Je reconnais manquer un tantinet de connaissances de ce côté-là, ça ne doit pas aider. Et je dois aussi avouer que les interrogations sous-jacentes de l’auteur sur l’homme, la nature humaine, tout ça tout ça, ça ne me passionne pas fondamentalement. Toujours est-il que j’en ai lu la moitié sans déplaisir profond, mais sans passion non plus, et que je me suis arrêtée là, sans trompette, tambour ni cas de conscience, et ai abandonné cet ouvrage aux pages durcies par le temps sans regret aucun sur une étagère.
    Entre mes lacunes et le côté vieillot du sujet (ou de la manière de l’aborder, je ne sais  pas), on ne peut pas dire que ce premier essai soit concluant. Mais rien que pour l’écriture, je tenterai peut-être un jour de nouveau l’expérience Malraux… quand je serai grande et que les questions métaphysiques profondes m’intéresseront plus (pas sûre que ça arrive incessamment sous peu, ça !)… Avec ses discours, qui sait ?

  5. Il est démocratiquement impensable qu’en république, il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout.
    Une petite pensée de Pierre Dac, en ce jour d’élections…
  6. Perfect representation of my mood, and a little nod to some of my presents, so… HAPPY BIRTHDAY !!! To me !!!Incarnation parfaite de mon état d’esprit, et clin d’œil à certains de mes cadeaux, donc… JOYEUX ANNIVERSAIRE !!! à moi-même !!!
    High Res

    Perfect representation of my mood, and a little nod to some of my presents, so… HAPPY BIRTHDAY !!! To me !!!
    Incarnation parfaite de mon état d’esprit, et clin d’œil à certains de mes cadeaux, donc… JOYEUX ANNIVERSAIRE !!! à moi-même !!!

  7. Les forêts, il y en a de moins en moins, les rivières tarissent, le gibier a disparu, le climat est détraqué, et, chaque jour, la terre devient plus pauvre et laide. Tu me regardes d’un air ironique, là, et rien de ce que je dis ne te paraît sérieux… et… peut-être que, pour de bon, c’est des histoires de toqué, mais quand je passe devant les bois des paysans que j’ai sauvés de la hache, ou quand j’entends bruire ma jeune forêt, plantée de mes propres mains, j’ai conscience de ce que le climat, lui aussi, est un tant soit peu en mon pouvoir, et que si, dans mille ans, les hommes sont heureux, eh bien, ça sera aussi, un tant soit peu, à cause de moi.
    Oncle Vania, Anton Tchekhov, 1897 (traduction André Markowicz et Françoise Morvan, 1994). Il y a plus d’un siècle, et déjà…
  8. Un bon weekend ciné

    3 films en deux jours, 8 heures les fesses sur un fauteuil plus ou moins confortable, 691 200 images imprimées sur ma rétine, et pas de regrets !
    At Berkeley, documentaire de Frederick Wiseman sur l’université américaine du titre. 4 heures captivantes sur une ville dans la ville, un monde dans le monde, une éducation qui se cherche, avance plus ou moins tranquillement, se finance plus ou moins facilement, des étudiants, des profs, des équipes dirigeantes… un condensé d’Amérique, une Amérique qui réfléchit, se construit, un monde qui se déroule devant nos yeux. Passionnant.
    Un été à Osage County, de John Wells. Scènes de famille dans une baraque paumée des grandes plaines. Azimuté, avec un côté ultra-dramatique qui sera sans doute un peu too much aux goûts de certains - réserve pas entièrement fausse - mais grâce à des acteurs perfectissimes, et à de bonnes touches d’humour, l’ensemble passe plutôt bien. Et on se dit que finalement, sa propre famille n’est pas si mal que ça…
    The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson. Que dire, que dire… C’est barré, absurde, coloré, drôle, triste, charmant, futé, emballant… vivant, quoi ! ça ne peut pas faire de mal et ça met du baume au cœur ! (J’aimerai dire plus, en parler mieux, mais essayer de décrire un film de Wes Anderson avec des mots, c’est comme expliquer la Marmite anglaise à quelqu’un qui n’en a jamais mangé : you either love it or hate it !)

  9. Red panda by ryannotbrian.(So sweet and comfy! Just add a book and that’s a perfect weekend. Mine.)
    High Res

    Red panda by ryannotbrian.
    (So sweet and comfy! Just add a book and that’s a perfect weekend. Mine.)

  10. Les Grandes Ondes (à l’Ouest), de Lionel Baier

    Au milieu de tous les films tout à fait corrects mais jamais franchement enthousiasmants de ce début d’année (à l’exception du très chouette et tout mignon Minuscule), ce petit film suisse fait la différence.
    Cette aventure lusitanienne de journalistes suisses - une féministe ambitieuse, un grand reporter macho qui perd la mémoire, un vieux technicien placide mais qui décoiffe à sa façon - est parfaite. Sous couvert d’une comédie sympathique, Lionel Baier montre intelligemment (et de manière subtile) la condescendance colonialiste de la Suisse envers des pays infiniment moins développés (le Portugal…), l’influence des politiques sur les médias, l’évolution des rapports homme/femme dans les années 70 et nous fait revivre la révolution des œillets. Le tout étant vraiment drôle et interprété par des comédiens excellents. Pas mal, quand même…
    Le film est sorti ce mercredi 12 février, dans 57 salles en France (c’est pas beaucoup), alors dépêchez-vous !!

  11. spationef (n.m.) > aérodyne
    Henri Bertaud du Chazaud, Dictionnaire de synonymes, mots de sens voisin et contraires, édition 2007. Je suis tombée là-dessus hier, en cherchant tout autre chose. J’ai trouvé ça beau, je ne sais pas pourquoi. Je le relis aujourd’hui, je trouve toujours ça beau, alors voilà.
  12. Philip Seymour Hoffman in Punch Drunk Love, by Paul Thomas Anderson - one of my favourite actors in one of my favourite movies, by one of my favourite directors :’(

  13. Droit dans le soleil, Détroit.
    On pensera ce qu’on veut du bonhomme, et c’est vrai que ce n’est pas très gai, mais qu’est-ce que c’est beau !

    (Source : eklektika)

  14. Mousquet, dont la tenue est devenue fashionable.
    A tous les traqueurs modernes d’anglicismes… (dont je fais parfois partie !) Didascalie de Knock, de Jules Romain, en 1924…
  15. Three books

    I’ve been meaning to write about these three books for a while, but time seems to have flown by lately… Anyway, here they are.
    Honour where honour is due: John Irving’s Fourth Hand. Actually, I shouldn’t have said that, because this novel left me a tad disappointed. I’m usually very keen on Irving’s works, and I have enjoyed reading this novel very much, as the man always manages to write an entertaining and witty story in a most agreeable way. But the construction is clumsy, some very good chapters are entirely devoted to a character who is then forgotten altogether (the surgeon, who’s actually quite something and deserved a better treatment), and more than anything, the woman’s motives for wanting to give away for transplant the left hand of her still alive husband are never explained nor justified in any way, and the benefactor from this transplant who then ends up living with that woman (oops, spoiler!) seems to find this pretty alright. Well, it is not by me. Mystery and a lack of explanation don’t always make for interesting, sometimes they just make for shallowness and pointlessness…
    Much better is Jeffrey Eugenides’ Marriage Plot. Though it is also a little clumsy in its construction, as you go between the three main characters in a very irregular way, sometimes not reading about one for pages on end. But somehow it doesn’t matter. Because he unravels the doubts, hesitations and passions of these young adults in a most intelligent, fun and moving way. And the end is just the best in years. Nothing extraordinary, nothing outrageous, maybe a little disconcerting at first, but in the long run just truly and entirely satisfying. (Also highly recommendable from the same author: Middlesex.)
    And last but not least, Patrick DeWitt’s Sisters Brothers. A very very funny and intelligent western about two brothers making a living with the death of others, and who start to question the reasons why they’re doing so. Hence a few problems along the way… Hilarious, violent, sometimes gory, always sharp, and the most brilliant dialogues! Perfect, basically!